Suite à l'article concernant le site France-Echos publié le 12/12 sur ProChoix puis remis en ligne le 29/12 suite à une panne chez l'hébergeur, le responsable de France-Echos, Francis Percy Blake, injurie Caroline Fourest sur http://www.france-echos.com
Le titre de son article « Talibane « modérée » ou Ispice di counasse « progressiste » ? » , dont on comprend très bien qu'il s'adresse explicitement à Caroline Fourest quand on lit la suite, démontre que Francis Percy Blake ne sait répondre à ses contradicteurs que sur le mode de l'insulte et de l'injure.
Outre cette absence de sang froid qui décidément caractérise tout rédacteur de France-Echos quand il doit faire face à des contradicteurs (les mauvaises habitudes ont la peau dure), Francis Percy Blake nous fait là une belle démonstration de son inaptitude à la confrontation d'idées propre à tout débat démocratique.
France-Echos peut bien se poser en grand défenseur de la liberté d'expression et en pourfendeur de la pensée politiquement correct, lui qui est incapable d'accepter autre chose que sa propre pensée unique comme seule vérité : il n'en est que plus ridicule.
Les insultes de Francis Percy Blake, non seulement le déshonorent, mais témoignent en réalité de la frustration d'un homme qui ne parvient pas à faire progresser ses idées racistes auprès des personnes qui dénoncent avec force la montée de l'islamisme.
J'avais écrit que France-Echos est un site raciste et communautariste. Je peux maintenant lui ajouter un autre qualificatif : celui de grossier.
Mais France-Echos aura montré là son vrai visage (ce qui finalement est une bonne chose) : la bassesse et la pauvreté d'esprit.
Trois députés UMP de Seine-Saint-Denis ont déposé une proposition de loi dans laquelle ils suggèrent le port obligatoire d'une tenue commune à l'école.
Dans leur proposition de loi, Eric Raoult, Robert Pandraud et Jean-Claude Abrioux, demandent que « durant leur présence dans l'enceinte des établissements du premier et du second degrés, les élèves portent une tenue commune, déterminée par le règlement intérieur »
Dans l'exposé des motifs, les trois députés UMP affirment que « le port d’une telle tenue commune de travail garantirait une allure décente à tous les élèves. Il éviterait ainsi les insultes et menaces dont sont parfois victimes certaines jeunes filles lorsqu’elles sont vêtues de manière provocante. »
Ils poursuivent : « il s'agit pour les élèves d'évoluer dans un environnement d'égalité à l'abri des excès. Il s'agit pour les parents d'éviter les agressions, abus et autres moqueries que peuvent susciter certaines tenues et il s'agit enfin pour les enseignants d'avoir face à eux, lors de leurs cours, un public dignement vêtu »
En juin 2006, Eric Raoult avait soulevé la polémique en déclarant à propos des jeunes filles qui portent le string à l'école : « Les viols et les tournantes ne se passent pas par moins 30° mais surtout quand il fait chaud, et quand un certain nombre de petites jeunes filles ont pu laisser croire des choses »
A en croire Eric Raoult, une fille inciterait donc au viol en s'habillant trop « sexy » et serait donc responsable de ce qui lui arrive car elle aurait laissé « croire des choses » à ses agresseurs.
Ne nous leurrons donc pas. La volonté d'avoir un public « dignement vêtu » à « l’allure décente » témoigne davantage de la volonté d'un retour à l'ordre moral, si cher à certains députés UMP, que de la volonté d’atténuer les inégalités sociales entre élèves.Caroline Brancher
PROPOSITION DE LOI
visant à instaurer le port obligatoired’une tenue commune à l’école,
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
L’école n’est plus l’espace préservé au sein duquel, chacun, au-delà de ses différences, pouvait acquérir des repères fondamentaux, des connaissances nécessaires et les règles élémentaires de savoir-vivre.
L’école apprenait hier la vie en société, aujourd’hui, c’est la société qui y fait irruption, sans règles de vie.
Aujourd’hui, l’école se caractérise peu à peu et malheureusement par une certaine violence, y compris chez les plus jeunes, l’absence de respect entre les élèves et un manque cruel de considération pour le corps enseignant.
L’école des différences est devenue la réalité au détriment de l’égalité républicaine de Jules FERRY, alors que la population aspire à retrouver l’esprit de l’école républicaine.
L’instauration d’une tenue commune pour tous les élèves constituerait un signal fort pour retrouver ces principes républicains fondamentaux.
Tout d’abord, le port d’une telle tenue commune de travail garantirait une allure décente à tous les élèves. Il éviterait ainsi les insultes et menaces dont sont parfois victimes certaines jeunes filles lorsqu’elles sont vêtues de manière provocante.
Ensuite, alors que l’école se doit d’accorder le même accueil à tous les élèves de quelque origine, religion ou classe sociale qu’ils soient, le port d’une tenue commune de travail va lisser ces différences et permettre que les élèves ne ressentent alors pas les inégalités qui en découlent.
Le port de cette tenue travail commune ne doit en rien être considéré comme une mesure dénuée d’intérêt ou de fondement.
Cette mesure est en effet assez largement répandue dans les pays anglo-saxons, des écoles primaires aux établissements d’excellence. Par ailleurs, en France, cette pratique est très usitée dans les territoires d’outre-mer sans que cela n’affecte, bien au contraire, la liberté de chacun.
L’adoption de cette proposition de loi constitue un signe fort, il s’agit pour les élèves d’évoluer dans un environnement d’égalité à l’abri des excès ; il s’agit pour les parents d’éviter les agressions, abus et autres moqueries que peuvent susciter certaines tenues et il s’agit enfin pour les enseignants d’avoir face à eux, lors de leurs cours, un public dignement vêtu.
Pour ces raisons, il vous est demandé, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter la présente proposition de loi.
PROPOSITION DE LOI
Article unique
L’article L. 511-l du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Durant leur présence dans l’enceinte des établissements du premier et du second degrés, les élèves portent une tenue commune, déterminée par le règlement intérieur. »
Ce livre de Fiammetta est le plus complet jamais publié à ce jour sur l’extrême droite, toutes tendances confondues (FN, nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes et provie). C’est le fruit de plus de plusieurs années d'enquête et surtout d’une analyse méthodique de plus de 20 000 mobilisations recensées à partir des journaux et bulletins de ces tendances, l’une des plus grosses bases de données réalisée en Sciences Politiques pour les besoins d’une thèse — dont est tiré cet ouvrage. Ce travail quantitatif permet de donner une image très précise du véritable visage de cette Extrême France, malgré les repositionnements successifs du FN pour ratisser toujours plus large : les patrons comme les ouvriers, les Juifs comme les Arabes.
Loin des illusions produites par la démagogie, Extrême France permet de plonger dans la France que nous vivrions tous si cette extrême droite parvenait un jour au pouvoir. Grâce à la découverte de sa vie communautaire l’aidant à patienter et à supporter de ne pas avoir renversé le cours de l’histoire : une vie militante passée entre messes pour l’âme de fœtus, commémorations de Pétain, concertsde rock identitaire chantant Hitler et nostalgie de l’ancien régime ou de la colonisation.
Certains trouveront peut-être la lecture ardue. Contrairement à d’autres ouvrages, plus grand public, Fiammetta Venner signe ici en en effet un véritable livre de politiste et de recherche. Par-delà un nombre d’informations et de récits impressionants et inédits sur cette nébuleuse, elle dégage une véritable grille d’analyse permettant de mesurer le caractère plutôt « interne » ou « externe » des mobilisations militantes dont pourraient s’inspirer d’autres politologues pour d’autres mouvements. L’extrême droite, ainsi analysée au laser, apparaît comme un réseau militant conforme à ses rêves politiques : tournée vers le passé, la commémoration et l’ « entre-soi ». Un peu « moisie » diraient certains. Un rappel salutaire à l’heure où la nouvelle garde du Front national voudrait se faire passer pour l’incarnation nationale de la modernité.
Caroline Fourest rédactrice en chef de la revue ProChoix
