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Mardi 16 janvier 2007
En copie à :
Pierre Caspi (Respublica)
Pierre Cassen (Respublica)
Jocelyn Bézecourt (Athéisme.org)
Caroline Fourest (ProChoix)
Nicolas Gavrilenko (UFAL)
Pascal Hilout (Nouvel Islam)
Fiammetta Venner (ProChoix)
Michèle Vianès (Regards de Femmes)
 
 
Bonjour Monsieur,
 
J'ai lu votre article « Hallucinations chez Respublica » dans lequel vous réagissez au texte de Pierre Caspi paru dans le Respublica n°501.
Vous accusez l'article de Pierre Caspi d'avoir des « connotations délirantes » et de « relever de la psychiatrie » Selon vous, cet article « traduit un dérèglement mental» et vous invitez Pierre Caspi « à se soigner » car il serait « victime de graves troubles psychiques »
Si j'ai bonne mémoire, c'est bien sur votre propre forum que des messages parlant tour à tour de « blanche organisation », de « bougnoules », de « ratonnades », de « France saine », de « races faibles » etc .. étaient validés par l'administrateur sans que cela ne suscite la moindre protestation.
Messages que vos lecteurs postaient sous des pseudos très explicites comme « Charles Martel », « MaisRentreAuPays », ou encore « Mein Korampf », « zyklonB », « exterminabeur » j'en passe et des meilleurs.
Alors, je ne voudrais pas être nécessairement désagréable mais, s'il y a du problème « psychiatrique » dans l'air, du « dérèglement mental » pour ainsi dire et si certains ont besoin d'aller se faire « soigner » comme vous dîtes, il faudrait davantage chercher du côté de France-Echos que de Respublica.
 
Vous prétendez que l'expression « musulmans impurs », utilisée par Pierre Caspi pour évoquer en quels termes vous parlez des musulmans, est « introuvable sur France-Echos »
Effectivement, le qualificatif « impur » pour parler des musulmans est introuvable sur France-Echos, je vous l'accorde. Mais si Pierre Caspi a manqué de précision, ce n'est pas parce qu'il souffre de « trouble mental » ou « d'hallucination » comme vous l'écrivez, c'est parce qu'il vous a ménagé, tout simplement.
En effet, le qualificatif que Pierre a utilisé est bien en dessous de la vérité : France-Echos ne dit pas des musulmans que ce sont des « impurs », France-Echos dit que les musulmans sont des « parasites », des « bestioles nuisantes », des « cafards », des « animaux sexuels de premier rang », « des dégénérés, des détraqués sexuels, des pédophiles et désaxés en tout genre » et ainsi de suite. On pourrait en remplir des pages et des pages alors je m'arrête là. La suite est disponible en notes de bas de page des articles publiés sur ProChoix . Bonne lecture.
Les citations qui figurent sur ProChoix proviennent de vos propres articles et les copies d'écran de votre ancien forum. Ce fameux forum que vous avez supprimé l'année dernière faisant par là preuve d?intelligence, je vous l'accorde : ce forum n'était effectivement pas pour vous faire une bonne publicité.
Enfin, surtout prévenez moi si jamais vous pensez que la touche « imprime écran » de mon clavier a eu des « hallucinations » elle aussi.
 
Vous invitez les rédacteurs de Respublica à « être vigilants quant aux informations publiées » et, sur ce point, vous avez tout à fait raison. J'espère que les clarifications que je viens d'apporter vous conviendront, vous qui ne cessez de « clarifier les choses » sur France-Echos.
 
Concernant vos attaques contre Caroline Fourest et Respublica :
Vous accusez Respublica de s'être « compromise avec Caroline Fourest », Caroline Fourest dont vous êtes demandé récemment, avec toute cette élégance qui vous est propre, si c'est une « talibane modérée » ou une « connasse progressiste »
Avant toute chose, si ce sont les articles publiés le 12/12 sur ProChoix (et remis en ligne le 29/12 suite à une panne informatique) qui justifient votre aigreur envers Caroline Fourest, sachez déjà que vous n'insultez pas la bonne Caroline. Ce n'est pas Caroline Fourest qui a écrit ces articles, c'est Caroline Brancher (moi même en fait). Fourest et Brancher ne sont pas les mêmes personnes. Merci d'intégrer la donnée.
Continuons :
Visiblement, le fait que Caroline Fourest ai rappelé que Mahomet a, de son temps, encouragé ses contemporains à exciser les femmes moins profondément justifie également vos injures à son égard.
Lisez bien, vous allez peut être apprendre quelque chose aujourd'hui :
Caroline Fourest fait une lecture historique, contextualisée du Coran c'est à dire qu'elle replace les sourates dans le contexte de l'époque à laquelle elles ont été écrites. En effet, il y a 1500 ans, les sociétés étaient radicalement différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui. Vous me suivez ?
Si l'excision (partielle ou totale) est scandaleuse au 21ième siècle et est une grave atteinte à la dignité des femmes, il se trouve que Mahomet, lorsqu'il a tempéré la pratique de l'excision au 7ième siècle, était en avance par rapport à ses contemporains en regard des mentalités et des cultures de l'époque. Mahomet a également aboli l'infanticide des petites filles et a donné un statut à la femme dans le Coran (statut qu'elle n'avait pas avant)
Je vous aide un peu pour la conclusion, j'ai quand même un peur de vous avoir égaré en chemin :
Si vu du 21ième siècle, les recommandations de Mahomet sont évidemment sexistes, prônent l'inégalité des sexes, sont bien sûr caduques et inacceptables, vu du 7ième siècle, Mahomet a fait progresser la condition des femmes de son époque.
Les musulmans libéraux, tout comme Caroline Fourest, font une lecture historique du Coran, replacent les sourates dans le contexte de l'époque. Ce faisant, ils se battent pour abroger les versets caduques afin que l'islam s'adapte à la modernité.
Les salafistes, quant à eux, font une lecture littérale du Coran, lecture figée dans le temps et qui consiste à dire que les musulmans doivent reproduire à l'identique les faits et gestes de Mahomet pour les siècles des siècles sans tenir compte de l'évolution et de la modernisation des sociétés.
Les musulmans libéraux et les salafistes ne peuvent bien sûr pas s'encadrer. Vous n'aviez pas remarqué ?
Est-ce que vous saisissez maintenant la différence entre une lecture historique du Coran et une lecture littérale ? Formulé autrement : avez vous besoin d'une explication supplémentaire ?
 
Toutefois, j'imagine sans mal, avec toute cette mauvaise foi qui vous colle à la peau, que vous ne manquerez pas de me rétorquer que les musulmans libéraux sont des adeptes de la « takia » (mot dont j'ai remarqué que vous ne connaissiez par ailleurs pas l'histoire) en m'ânonnant que « LES-MUSULMANS-SONT-TOUS-DES-MENTEURS-QUI-VEULENT-IMPOSER-LA-CHARIA-PARCE-QUE-CE-SONT-TOUS-DES-DEBILES-CONGENITAUX-QUI-SUIVENT-AU-PIED-DE-LA-LETTRE-LE-CORAN-PARCE-QUE-C-EST-DANS-LEURS-GENES-PAS-D'EXCEPTION-A-CETTE-AFFIRMATION » Je me trompe ?
 
Je m'excuse d'avoir à vous poser cette question mais il y a quelque chose qui me chiffonne à votre sujet : vous êtes vraiment de mauvaise foi, malhonnête ? ou alors, plus simplement, vous ne comprenez vraiment rien quand on vous parle ?
Croyez bien que j'essaye simplement de comprendre (loin de moi l'idée de me moquer de vous)
 
Vous dîtes que nos relations avec Caroline Fourest ou Pierre Caspi « ne peuvent que nuire à la réputation de Respublica » Vous ajoutez, en parlant de Respublica, « qu'il serait dommage de laisser ternir la réputation de nos amis de gauche »
 
Ouvrez bien grand vos oreilles :
 
Nous ne sommes pas « vos amis de gauche ». Vous êtes des extrémistes et nous ne voulons rien avoir à faire avec vous. Je vais vous expliquer pourquoi :
Si nous appelons à une réforme de l'islam, combattons les islamistes et tous ceux qui oppressent au nom d'une religion, vous, non seulement vous ne croyez pas à une réforme de l'islam (ou plutôt vous n'en voulez pas) mais vous condamnez l'ensemble des musulmans sans aucune distinction.
La nuance n'est effectivement pas votre fort (pas plus que le sang froid d'ailleurs)
Si, à Respublica, nous n'hésitons jamais à dénoncer la délinquance des quartiers, à exiger le strict respect des lois et la sévérité à l'égard des délinquants multirécidivistes mais cela tout en rappelant qu'il y a aussi dans les quartiers des jeunes qui n'aspirent qu'à vivre en paix, vous, vous amalgamez tout jeune de banlieue à un délinquant, un violeur et un islamiste en puissance.
Comme je l'ai démontré sur ProChoix avec citations à l'appui, vos articles ne sont que des appels à la haine à l'encontre des musulmans que vous confondez d'ailleurs, si on s'amusait à noter tout vos lapsus, aux Arabes.
Si nous pensons qu'il faut maîtriser impérativement les flux migratoires et acceptons les immigrés à partir du moment où ils respectent les lois Républicaines et s'intègrent par le travail, vous, vous prônez l'immigration zéro et affirmez que l'immigration dans sa globalité est un danger mortel pour la civilisation européenne.
Sur France-Echos, vos internautes parlent rien plus ni moins que « d'extermination massive salutaire » et affirment « qu'il faut éradiquer les millions de musulmans extrémistes de la terre » (copyright France-Echos)
En somme, sachez que votre programme en matière de lutte contre l'intégrisme et de contrôle de l'immigration ne soulève guère l'enthousiasme à Respublica ! (mais plutôt l'indignation à vrai dire)
 
Si vous êtes en mal d'amitié et de légitimité, à défaut de vous tourner vers la gauche Républicaine ou Ayaan Hirsi Ali (dont vous avez, en ce qui concerne cette dernière, défiguré le combat de manière grotesque), tentez plutôt votre chance du côté des fascistes américains.
Les klanistes auront, je crois, beaucoup à vous apprendre en matière de « regroupement ethnique », de « blanche organisation » , de « races faibles », de « ratonnades » (copyright France-Echos).
Avec plus de 100 ans d'expérience dans les pattes en matière de terrorisme, ils pourront également amplement vous conseiller si vous souhaitez vous « organiser en groupes armés » et vous « entraîner à tirer au M16 » (copyright France-Echos)
 
Donc, pour votre information, ce qui nuit à la réputation de Respublica, ce n'est ni les articles de Pierre Caspi ni notre relation avec Caroline Fourest, c'est le fait que des sites extrémistes comme le vôtre reproduisent nos textes sans autorisation laissant ainsi supposer une proximité d'idées avec vous alors que nous n'avons rien en commun et que, en réalité, nous combattons radicalement vos idées.
Donc, merci à l'avenir de ne plus reproduire les textes de Respublica et du Nouvel Islam, ni les communiqués de Regards de Femmes et de l'UFAL. Je crois qu'on se passera amplement de votre publicité.
 
Ayant une idée assez précise du niveau intellectuel qui règne à France-Echos et, comme la maîtrise de soi n'est guère une de vos qualités comme je l'ai déjà constaté par le passé, ne vous gênez surtout pas, à défaut de répondre aux points que j'ai soulevés sur ProChoix, pour me traiter de « talibane modérée », de « connasse progressiste » ou encore de « collabo » ou je ne sais quelle autre bêtise.
Il y a quelque chose qu'on comprend très bien en vous lisant, c'est que quiconque n'adhère pas à votre haine, votre haine qui est aussi maladive qu'elle est écoeurante, est aussitôt diffamé et qualifié de « dhimmi » ou encore de « collabo à nettoyer aux lances flammes » (copyright France-Echos) comme le rappelle si bien vos si sympathiques internautes.
Mais avant que vous m'injuriez, j'aimerais que vous me fassiez une faveur : à qui ai-je l'honneur monsieur ?
Vous savez, insulter les autres derrière un pseudo comme vous l'avez fait avec Caroline Fourest c'est lâche, c'est bas et, vous en conviendrez, c'est indigne du grand « résistant » français que vous prétendez être.
Alors dîtes moi votre vrai nom si seulement vous en avez le courage. Figurez vous que nous, les « talibans modérés », les « connards progressistes », les « collabo », les « fromacs-laïcards qui gangrènent l'europe » (copyright France-Echos) avons le courage de nos opinions et ne nous cachons pas derrière des pseudos de bandes dessinées pour écrire des appels à la haine sur le net.
Voilà encore un autre point qui nous distingue très clairement de vous.
Mais vous savez ce que je crois ? Que France-Echos, si il devait écrire à visage découvert, se consumerait par sa lâcheté.
 
Je ne vous salue pas,
 
par Caroline Brancher publié dans : Billet d'humeur
Mardi 16 janvier 2007

Suite à l'article concernant le site France-Echos publié le 12/12 sur ProChoix puis remis en ligne le 29/12 suite à une panne chez l'hébergeur, le responsable de France-Echos, Francis Percy Blake, injurie Caroline Fourest sur http://www.france-echos.com/actualite.php?cle=11316
Le titre de son article « Talibane « modérée » ou Ispice di counasse « progressiste » ? » , dont on comprend très bien qu'il s'adresse explicitement à Caroline Fourest quand on lit la suite, démontre que Francis Percy Blake ne sait répondre à ses contradicteurs que sur le mode de l'insulte et de l'injure.

Outre cette absence de sang froid qui décidément caractérise tout rédacteur de France-Echos quand il doit faire face à des contradicteurs (les mauvaises habitudes ont la peau dure), Francis Percy Blake nous fait là une belle démonstration de son inaptitude à la confrontation d'idées propre à tout débat démocratique.

France-Echos peut bien se poser en grand défenseur de la liberté d'expression et en pourfendeur de la pensée politiquement correct, lui qui est incapable d'accepter autre chose que sa propre pensée unique comme seule vérité : il n'en est que plus ridicule.

Les insultes de Francis Percy Blake, non seulement le déshonorent, mais témoignent en réalité de la frustration d'un homme qui ne parvient pas à faire progresser ses idées racistes auprès des personnes qui dénoncent avec force la montée de l'islamisme.

J'avais écrit que France-Echos est un site raciste et communautariste. Je peux maintenant lui ajouter un autre qualificatif : celui de grossier.

Mais France-Echos aura montré là son vrai visage (ce qui finalement est une bonne chose) : la bassesse et la pauvreté d'esprit.

Caroline Brancher

par Caroline Brancher publié dans : Billet d'humeur
Dimanche 14 janvier 2007

Trois députés UMP de Seine-Saint-Denis ont déposé une proposition de loi dans laquelle ils suggèrent le port obligatoire d'une tenue commune à l'école.

Dans leur proposition de loi, Eric Raoult, Robert Pandraud et Jean-Claude Abrioux, demandent que « durant leur présence dans l'enceinte des établissements du premier et du second degrés, les élèves portent une tenue commune, déterminée par le règlement intérieur »

Dans l'exposé des motifs, les trois députés UMP affirment que « le port d’une telle tenue commune de travail garantirait une allure décente à tous les élèves. Il éviterait ainsi les insultes et menaces dont sont parfois victimes certaines jeunes filles lorsqu’elles sont vêtues de manière provocante. »

Ils poursuivent : « il s'agit pour les élèves d'évoluer dans un environnement d'égalité à l'abri des excès. Il s'agit pour les parents d'éviter les agressions, abus et autres moqueries que peuvent susciter certaines tenues et il s'agit enfin pour les enseignants d'avoir face à eux, lors de leurs cours, un public dignement vêtu »

En juin 2006, Eric Raoult avait soulevé la polémique en déclarant à propos des jeunes filles qui portent le string à l'école : « Les viols et les tournantes ne se passent pas par moins 30° mais surtout quand il fait chaud, et quand un certain nombre de petites jeunes filles ont pu laisser croire des choses »

A en croire Eric Raoult, une fille inciterait donc au viol en s'habillant trop « sexy » et serait donc responsable de ce qui lui arrive car elle aurait laissé « croire des choses » à ses agresseurs.

Ne nous leurrons donc pas. La volonté d'avoir un public « dignement vêtu » à « l’allure décente » témoigne davantage de la volonté d'un retour à l'ordre moral, si cher à certains députés UMP, que de la volonté d’atténuer les inégalités sociales entre élèves.

Caroline Brancher

PROPOSITION DE LOI

visant à instaurer le port obligatoired’une tenue commune à l’école,

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

L’école n’est plus l’espace préservé au sein duquel, chacun, au-delà de ses différences, pouvait acquérir des repères fondamentaux, des connaissances nécessaires et les règles élémentaires de savoir-vivre.

L’école apprenait hier la vie en société, aujourd’hui, c’est la société qui y fait irruption, sans règles de vie.

Aujourd’hui, l’école se caractérise peu à peu et malheureusement par une certaine violence, y compris chez les plus jeunes, l’absence de respect entre les élèves et un manque cruel de considération pour le corps enseignant.

L’école des différences est devenue la réalité au détriment de l’égalité républicaine de Jules FERRY, alors que la population aspire à retrouver l’esprit de l’école républicaine.

L’instauration d’une tenue commune pour tous les élèves constituerait un signal fort pour retrouver ces principes républicains fondamentaux.

Tout d’abord, le port d’une telle tenue commune de travail garantirait une allure décente à tous les élèves. Il éviterait ainsi les insultes et menaces dont sont parfois victimes certaines jeunes filles lorsqu’elles sont vêtues de manière provocante.

Ensuite, alors que l’école se doit d’accorder le même accueil à tous les élèves de quelque origine, religion ou classe sociale qu’ils soient, le port d’une tenue commune de travail va lisser ces différences et permettre que les élèves ne ressentent alors pas les inégalités qui en découlent.

Le port de cette tenue travail commune ne doit en rien être considéré comme une mesure dénuée d’intérêt ou de fondement.

Cette mesure est en effet assez largement répandue dans les pays anglo-saxons, des écoles primaires aux établissements d’excellence. Par ailleurs, en France, cette pratique est très usitée dans les territoires d’outre-mer sans que cela n’affecte, bien au contraire, la liberté de chacun.

L’adoption de cette proposition de loi constitue un signe fort, il s’agit pour les élèves d’évoluer dans un environnement d’égalité à l’abri des excès ; il s’agit pour les parents d’éviter les agressions, abus et autres moqueries que peuvent susciter certaines tenues et il s’agit enfin pour les enseignants d’avoir face à eux, lors de leurs cours, un public dignement vêtu.

Pour ces raisons, il vous est demandé, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter la présente proposition de loi.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

L’article L. 511-l du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Durant leur présence dans l’enceinte des établissements du premier et du second degrés, les élèves portent une tenue commune, déterminée par le règlement intérieur. »


par Caroline Brancher publié dans : Billet d'humeur
Dimanche 24 décembre 2006

Ce livre de Fiammetta est le plus complet jamais publié à ce jour sur l’extrême droite, toutes tendances confondues (FN, nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes et provie). C’est le fruit de plus de plusieurs années d'enquête et surtout d’une analyse méthodique de plus de 20 000 mobilisations recensées à partir des journaux et bulletins de ces tendances, l’une des plus grosses bases de données réalisée en Sciences Politiques pour les besoins d’une thèse — dont est tiré cet ouvrage. Ce travail quantitatif permet de donner une image très précise du véritable visage de cette Extrême France, malgré les repositionnements successifs du FN pour ratisser toujours plus large : les patrons comme les ouvriers, les Juifs comme les Arabes.

Loin des illusions produites par la démagogie, Extrême France permet de plonger dans la France que nous vivrions tous si cette extrême droite parvenait un jour au pouvoir. Grâce à la découverte de sa vie communautaire l’aidant à patienter et à supporter de ne pas avoir renversé le cours de l’histoire : une vie militante passée entre messes pour l’âme de fœtus, commémorations de Pétain, concertsde rock identitaire chantant Hitler et nostalgie de l’ancien régime ou de la colonisation.

Certains trouveront peut-être la lecture ardue. Contrairement à d’autres ouvrages, plus grand public, Fiammetta Venner signe ici en en effet un véritable livre de politiste et de recherche. Par-delà un nombre d’informations et de récits impressionants et inédits sur cette nébuleuse, elle dégage une véritable grille d’analyse permettant de mesurer le caractère plutôt « interne » ou « externe » des mobilisations militantes dont pourraient s’inspirer d’autres politologues pour d’autres mouvements. L’extrême droite, ainsi analysée au laser, apparaît comme un réseau militant conforme à ses rêves politiques : tournée vers le passé, la commémoration et l’ « entre-soi ». Un peu « moisie » diraient certains. Un rappel salutaire à l’heure où la nouvelle garde du Front national voudrait se faire passer pour l’incarnation nationale de la modernité.

Caroline Fourest rédactrice en chef de la revue ProChoix

Parution le 2 novembre 2006 chez Grasset  

par Caroline Brancher publié dans : Lectures
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